Eau et milieux aquatiques
La future LGV va franchir des cours d’eau, traverser des zones humides, et également des secteurs d’écoulement souterrain.
Soucieux de réduire au maximum l’impact sur ces différents milieux naturels, LISEA et COSEA s’engagent par la mise en place de mesures spécifiques tout au long du tracé pour préserver la ressource en eau.
Le cadre réglementaire et législatif
La loi sur l'eau et les milieux aquatiques (LEMA) du 30 décembre 2006, vise à préserver les écosystèmes aquatiques et les zones humides, protéger la qualité des eaux, et préserver les écoulements naturels.
Ces textes de lois imposent notamment de soumettre à déclaration ou autorisation les ouvrages et installations liés à la construction de la Ligne à Grande Vitesse SEA Tours-Bordeaux. C’est pourquoi l’ensemble des travaux va être conçu sur la base d’études hydrauliques, hydrogéologiques et environnementales validées par les autorités administratives, et soumis à enquête publique.
En mars 2011, quatre demandes d’autorisation ont été déposées auprès des guichets uniques de l’eau auprès des préfectures concernées. Il s'agit des 4 bassins versants traversés par la LGV : le bassin versant de l’Indre, de la Vienne, de la Charente et de la Dordogne, en référence aux quatre fleuves du tracé. Ces enquêtes publiques de la Loi sur l’eau ont été organisées d’août à novembre 2011 pour chacun des bassins versants.
Les travaux ne pourront démarrer qu'une fois obtenues les autorisations administratives relatives à la loi sur l'eau pour les 4 bassins versants.
Lors de la conception du projet, LISEA a étudié l’ensemble des territoires traversés pour connaître l’état initial de chaque cours d’eau et zones humides traversés ou situés à proximité de la LGV.
Dans les dossiers Loi sur l’eau qu’il a déposés auprès des autorités, le concessionnaire a présenté l’ensemble des mesures qui va être mis en œuvre pour limiter l’impact de la future ligne à grande vitesse sur l’eau et les milieux aquatiques. Ces mesures ont vocation à préserver la ressource en eau pendant la durée du chantier mais également tout au long de l’exploitation de la ligne.
Parmi ces mesures :
- La construction de près de 600 ouvrages hydrauliques, du viaduc de 1 300 mètres à la simple buse afin de faciliter l’écoulement des eaux. Ils feront l’objet d’aménagements particuliers pour rétablir la circulation des poissons et des animaux à proximité.
- La préservation des captages : ils ont fait l’objet d’études afin que soient préservées la quantité et la qualité des eaux potables.
- La prise en compte de mesures en faveur de la faune telles que la création de mares pour les amphibiens.
- La réalisation d’un dispositif d’assainissement des aires d’installations et des eaux de ruissellement du chantier.
- Le désherbage des voies, manuel et non chimique.
Pour en savoir plus sur les mesures spécifiques engagées par LISEA, vous pouvez consulter le document de référence Engagements LISEA eau et milieux aquatiques.



